Par Slim BEN YOUSSEF Comme des Orphée remontés des enfers, les poupées fétiches d’Amel Bouslama, artiste visuelle pluridisciplinaire, « revivent » dans ce monde, endeuillées d’une vie qu’elles auraient vécue dans un autre, antérieur ; un for intérieur, dont elles seraient péniblement issues. Dans un jeu de double de substitution quasi autobiographique, c’est à travers cet « objet-sujet » externe, qu’est cette poupée fétiche, que l’envahissement perceptuel, inaccessible à l’expérience intérieure, devient, pour l’artiste, d’abord « possible » ; puis, une fois représenté, devient « réel », « visible », pour s’étendre ensuite jusqu’au fantasme et au rêve. L’occasion, aussi, pour Amel Bouslama, non seulement d’exprimer sa propre perception de…
Auteur/autrice : S.B.
Par Slim BEN YOUSSEF Il faudrait chercher dans les constantes de la diplomatie africaine de la Tunisie contemporaine, dont les pierres angulaires avaient été posées dans les années soixante par le mythique tandem Bourguiba-Senghor, les majuscules les plus épaisses et les enduire d’encre rouge afin que le plus important à dire de l’histoire de l’ancrage africain –trois fois millénaire- de la Tunisie ne soit jamais omis. De là, accusée récemment de « racisme d’Etat », de « fascisme » et de « discrimination légitimée par les autorités », pointée du doigt à travers le continent et bien au-delà, la Tunisie –antique et éponyme Afriquiya- n’a pas…
Par Slim BEN YOUSSEF Lorsqu’une contrée, aussi minuscule que la nôtre, donne son antique nom à un continent tout entier, il est difficile –quasi absurde- d’envisager, pour quelque raison que ce soit, que les habitants de cette contrée puissent, un jour, défier (on n’ira pas jusqu’à dire « renier »), d’une manière ou d’une autre, toute attache géographique, historique, ethnique, anthropologique et même affective qui les lient à ce continent. Depuis le temps de l’antique Afriquiya, la Tunisie a toujours été une terre d’accueil. En témoignent les nombreuses cultures et civilisations qui y avaient élu domicile (ou y étaient simplement de passage)…
Par Slim BEN YOUSSEF A l’échelle d’un pays, la quête du bonheur (« brut » comme plairait à Saïed) peut se résumer parfois dans l’espoir d’un lendemain meilleur, faute d’avoir un aujourd’hui décent. Sur fond de crise socio-économique, aigue et décidément chronique, les Législatives du 17 décembre (demain dès l’aube, dira le poète) ont été présentées par le saïedisme naissant comme le couronnement d’un processus transitoire « exceptionnel » qui s’est donné pour mission depuis le 25 juillet 2021 de faire sortir définitivement la Tunisie d’une décennie, qualifiée de « noire » et qui, en dehors des incommensurables acquis en matière de droits et de libertés,…
Attaquons le problème sans ambages : un « éventuel » retour à la tenue biennale des prochaines éditions des JCC, annoncé à brûle-pourpoint sur le direct d’un plateau télévisé par la ministre des Affaires culturelles, (sermonnée vraisemblablement au Palais quelques instants plus tôt) est une décision –l’on pèsera ici les mots : impulsive, réactionnaire et tout au moins irréfléchie. Pour ne pas dire irresponsable. Impulsive, parce que, au pire des « bad buzz », une bourde au palmarès (aussi grave soit-elle) ou un extraterrestre qui atterrit impertinemment sur un tapis rouge, offusquant dans la foulée le « goût commun », l’opinion publique et le président de la République…
Par Slim BEN YOUSSEF Le présent ne thésaurise pas le passé. C’est le passé qui ne cesse d’affermir son jaillissement en toute « présence ». Après 56 ans d’existence, les Journées cinématographiques de Carthage n’ont plus droit au ballottement. Une identité panafricaine-panarabe à bétonner ; une tradition cinéphilique à cimenter ; une culture de débat et d’ouverture à « l’autre » à étançonner ; des idéaux de cinéma, de forme et de fond, à cultiver, à enraciner, à mettre en avant, – à assumer– loin des schémas conventionnels de consommation. Et la magie ineffable d’une kermesse de cinéma, doublée d’une joie de vivre caractéristique de l’événement,…
Par Slim BEN YOUSSEF Les lois positives formulent à l’égard de toute société une espèce d’autocritique vaine qu’aucun législateur ne peut anticiper, que des individus mettent à mal, que les « criminels » piétinent. Lorsque Saïed s’est attelé à rédiger (de ses propres mains ?) les « tables » de « sa » loi électorale, il ne pouvait pas imaginer que les « failles », qui sillonneraient le texte, allaient avoir des conséquences imprévues, naturellement inéluctables, sur « le cours de l’Histoire ». Sans doute, présumait-il, seulement, que son catéchisme électoral, foncièrement « partitophobe », une fois apposé son sceau, errera entre les exégèses des « experts », les sarcasmes des internautes et les diatribes…
Qui est Christophe Regnard ? Magistrat français et actuel président d’honneur de l’Union internationale des magistrats (UIM). Que fait-il en Tunisie ? En visite de soutien, les 5, 6 et 7 juillet courant, à ses « confrères » tunisiens sur fond d’un bras de fer entre un certain nombre de juges, d’un côté, et le président Saïed, de l’autre, après la décision par celui-ci de révoquer 57 magistrats, accusés de corruption, malversation et d’entrave à la justice. Pourquoi Christophe Regnard défraie-t-il la chronique ? Parce que, et d’après plusieurs sources concordantes, ni la Présidence de la République, ni le ministère…
Ci-dessous, le texte intégral du brouillon de la constitution de la commission consultative de Sadok Belaïd. N.B. Publié en exclusivité sur les colonnes de notre consœur Assabah de ce dimanche 3 juillet 2022
L’industrie pharmaceutique est, décidément, l’un des secteurs les plus entrepreneurs et qui se montrent actifs et d’autant initiateurs pour profiter des perspectives et opportunités de coopération tuniso-japonaise sur fond de la tenue prochaine de la TICAD 8 qu’abrite incessamment la Tunisie. Ainsi, et sur fond de préparatifs de la TICAD 8 (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique) qui se tiendra les 27 et 28 août à Tunis, un accord de partenariat tuniso-japonais dans le domaine de l’industrie pharmaceutique a été signé ce mardi 14 juin 2022 au siège du laboratoire pharmaceutique UNIMED situé à Kalaâ Kebira dans…