Auteur/autrice : S.B.

Souad Massi revient à Dougga avec un concert plutôt intimiste. Un délicieux cocktail de mélancolie mêlée d’énergie, d’espoir et de résistance. Le public éclectique de la cité antique reste sur sa faim. Elle a chanté le deuil, l’infortune, le dépassement. Elle a chanté l’exil, le spleen, la contestation. Elle a surtout chanté la vie, le courage et la lutte, dans un monde jalonné d’injustices, de débâcles et de chagrins. Au beau milieu des ruines de Dougga, Souad Massi était parfaitement dans son élément hier mercredi (2 août). Le concert, très intimiste, était élégiaque in globo, taciturne par moments, mais plein…

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Par Slim BEN YOUSSEF Qui est Ahmed Hachani, le nouveau chef du gouvernement ? Le président Saïed n’aime pas trop les sentiers battus. Il n’a pas de faible non plus pour les têtes d’affiches. Pour remplacer Madame Bouden, oblitérée par la crise, le président de la République « déniche » sa « perle rare » loin des sphères médiatico-politiques. Ancien cadre de la Banque centrale, juriste de formation, le nouveau chef du gouvernement a tout d’un Tunisien « ordinaire ». Il serait, pour l’anecdote, un grand fan de l’Espérance, un passionné de cyclisme sur route et de la chanson française. Encore…

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Par Slim BEN YOUSSEF D’abord, pas question de lever les subventions d’Etat, et encore moins céder ne serait-ce qu’une part des entreprises du secteur public ; ensuite, impératif de prendre son mal en patience quitte à tenir tête aux pressions (tantôt latentes, tantôt explicites) des puissances occidentales ; enfin, « compter sur soi » et sur ses ressources propres pour trouver de « nouveaux mécanismes », économiques et financiers, à même d’enterrer la crise. Tels sont, en deux temps trois mouvements, les messages-clés envoyés depuis un certain temps par le président Saïed dans ce qui semblerait devenir un bras de fer officiel entre, d’un côté, l’Etat…

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Par Slim BEN YOUSSEF Rigueur et exigence ; mérite, qualité et précellence sont les maîtres-mots d’un système d’enseignement supérieur d’excellence instauré à l’aube de l’Indépendance, dont l’École normale supérieure de Tunis (El Gorjani) est aujourd’hui le dernier bastion, après la disparition de l’École normale de Sousse, celle de Bouchoucha et celle de Bizerte. Apanages de cette institution de prestige, qui forme, depuis la fin des années cinquante, la crème de la crème de l’élite enseignante de la Tunisie, ces mots ne riment nécessairement pas avec roideur administrative, rigorisme exagéré, inclémence déraisonnable et puritanisme de persécution. Car, aller jusqu’à infliger des châtiments…

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Par Slim BEN YOUSSEF Alors, censure ou pas censure ? Peut-être le président Saïed, muni de sa paire de ciseaux pour ruban rouge et d’un plaidoyer pour la « liberté de penser », voulait-il, seulement, rajouter ce zeste de solennité qui avait manqué, ces dernières années, au protocole d’inauguration de la Foire du livre, tout en se démenant, tant qu’on y est, pour cultiver une certaine posture d’homme de culture, qu’il a tant à cœur d’incarner depuis qu’il est au pouvoir. Dans le sillon du « Zaïm » ? Habib Bourguiba, en plus d’être un politique hors du commun et un homme d’Etat incomparable,…

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Par Slim BEN YOUSSEF Comme des Orphée remontés des enfers, les poupées fétiches d’Amel Bouslama, artiste visuelle pluridisciplinaire, « revivent » dans ce monde, endeuillées d’une vie qu’elles auraient vécue dans un autre, antérieur ; un for intérieur, dont elles seraient péniblement issues. Dans un jeu de double de substitution quasi autobiographique, c’est à travers cet « objet-sujet » externe, qu’est cette poupée fétiche, que l’envahissement perceptuel, inaccessible à l’expérience intérieure, devient, pour l’artiste, d’abord « possible » ; puis, une fois représenté, devient « réel », « visible », pour s’étendre ensuite jusqu’au fantasme et au rêve. L’occasion, aussi, pour Amel Bouslama, non seulement d’exprimer sa propre perception de…

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Par Slim BEN YOUSSEF Il faudrait chercher dans les constantes de la diplomatie africaine de la Tunisie contemporaine, dont les pierres angulaires avaient été posées dans les années soixante par le mythique tandem Bourguiba-Senghor, les majuscules les plus épaisses et les enduire d’encre rouge afin que le plus important à dire de l’histoire de l’ancrage africain –trois fois millénaire- de la Tunisie ne soit jamais omis. De là, accusée récemment de « racisme d’Etat », de « fascisme » et de « discrimination légitimée par les autorités », pointée du doigt à travers le continent et bien au-delà, la Tunisie –antique et éponyme Afriquiya- n’a pas…

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Par Slim BEN YOUSSEF Lorsqu’une contrée, aussi minuscule que la nôtre, donne son antique nom à un continent tout entier, il est difficile –quasi absurde- d’envisager, pour quelque raison que ce soit, que les habitants de cette contrée puissent, un jour, défier (on n’ira pas jusqu’à dire « renier »), d’une manière ou d’une autre, toute attache géographique, historique, ethnique, anthropologique et même affective qui les lient à ce continent. Depuis le temps de l’antique Afriquiya, la Tunisie a toujours été une terre d’accueil. En témoignent les nombreuses cultures et civilisations qui y avaient élu domicile (ou y étaient simplement de passage)…

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Par Slim BEN YOUSSEF A l’échelle d’un pays, la quête du bonheur (« brut » comme plairait à Saïed) peut se résumer parfois dans l’espoir d’un lendemain meilleur, faute d’avoir un aujourd’hui décent. Sur fond de crise socio-économique, aigue et décidément chronique, les Législatives du 17 décembre (demain dès l’aube, dira le poète) ont été présentées par le saïedisme naissant comme le couronnement d’un processus transitoire « exceptionnel » qui s’est donné pour mission depuis le 25 juillet 2021 de faire sortir définitivement la Tunisie d’une décennie, qualifiée de « noire » et qui, en dehors des incommensurables acquis en matière de droits et de libertés,…

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Attaquons le problème sans ambages : un « éventuel » retour à la tenue biennale des prochaines éditions des JCC, annoncé à brûle-pourpoint sur le direct d’un plateau télévisé par la ministre des Affaires culturelles, (sermonnée vraisemblablement au Palais quelques instants plus tôt) est une décision –l’on pèsera ici les mots : impulsive, réactionnaire et tout au moins irréfléchie. Pour ne pas dire irresponsable. Impulsive, parce que, au pire des « bad buzz », une bourde au palmarès (aussi grave soit-elle) ou un extraterrestre qui atterrit impertinemment sur un tapis rouge, offusquant dans la foulée le « goût commun », l’opinion publique et le président de la République…

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